LE PROGRÈS : Clap de fin pour l’un des derniers “routiers” de la RD 1 084

LE PROGRÈS : Clap de fin pour l’un des derniers “routiers” de la RD 1 084

Véritable institution à Béligneux, et dans la région, Chez Marie , le bistrot de la 1 084 a rouvert sous un autre nom. L’Alentejo s’apprête à quitter ses habits de “routier”, mais reste dans le giron familial.

En quelques mois, l’ambiance a complètement changé. Dans la salle de restaurant, les teintes rouge et jaune à l’esprit latino redonnent de la chaleur à ce bistrot routier qui accueillait les habitués et quelques chauffeurs de passage.

Grégory Santana, qui a repris l’affaire de sa mère en octobre dernier, a investi 10 000 € pour rafraîchir les lieux. Un déclic que ce communicant de 36 ans a eu, à la suite du décès de son oncle, qui s’occupait du bar. « Je ne veux pas négliger l’ancienne clientèle. Mais l’objectif est d’en développer une nouvelle, plus jeune et plus familiale », a expliqué Grégory Santana.

Pour le moment, le nouveau patron souhaite conserver l’esprit routier et ses prix abordables, mais la carte propose aujourd’hui une cuisine tournée autour de spécialités portugaises, le pays d’origine de ses parents.

Grégory Santana ne s’en cache pas, il souhaite « casser l’image parfois négative du restaurant routier ». Et faire de son commerce, un lieu de sortie pour les jeunes, grâce à des événements nocturnes et des soirées à thème, notamment le week-end. Quitte à frustrer les habitués de Chez Marie. D’autant plus que l’offre de sortie manque dans le secteur.

Une affaire de famille

Malgré le changement de cap amorcé en ce début d’année, le restaurant reste la propriété de Marie Santana. En cuisine et en salle, l’ancienne gérante continuera d’aider son fils, avec d’autres membres de la famille.

Un brin nostalgique, elle espère néanmoins que les changements entamés parviendront à insuffler un nouvel élan à son “routier”, qu’elle avait repris en 2005. « Je crois en lui ! On va voir comment cela va se passer. » « Ça lui fait un gros choc culturel », tente d’expliquer son fils, qui espère « pouvoir offrir une bonne retraite à sa mère ». Si l’affaire tourne bien, le nouveau gérant envisage rapidement d’embaucher trois personnes.

Voir aussi : Article original : Le Progrès

Publié le Dimanche 27 janvier 2019 par Élian DELACÔTE (Le Progrès)
Modifié le Dimanche 27 janvier 2019 à 21h02


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